Comment le prétexte du « coeur de métier » joue-t-il contre le développement ?

Les salariés des 23 sociétés du groupe connaissent bien le credo qui préside aux décisions du groupe : le recentrage sur le coeur de métier – essentiellement la défense et la sécurité –, accompagné d’un plan d’économie de 1,3 milliard devant être réalisé d’ici à 2014. Ces orientations pèsent au quotidien sur le contenu et les conditions de leur travail ainsi que sur leur avenir professionnel, quel que soit le domaine où ils exercent leurs compétences. Les pressions dans ce sens se sont intensifiées depuis l’entrée de Dassault au capital, alors même – ce n’est pas le moindre des paradoxes – que les commandes militaires connaissent un tassement récurrent, du fait de la situation budgétaire des principaux clients. L’an dernier, c’est la progression de ses activités civiles – notamment dans le transport et la sécurité – qui a permis au groupe de résister à l’impact de cet environnement sur ses activités dans la défense. Malgré cela, la direction du groupe poursuit aveuglément son recentrage et sa quête de cash pour réaliser de nouvelles acquisitions dans son prétendu coeur de métier. C’est cette stratégie que conteste la CGT.

Le repli sur le coeur de métier conduit à laisser en friche, quand ce n’est pas à tuer dans l’oeuf, une part importante des déclinaisons possibles des technologies Thales dans différents champs industriels. Elle va de pair avec un cloisonnement strict des activités de recherche. Une absence de synergies, de mise en commun, de partage des connaissances et des résultats de recherches, qui brident l’innovation dans le groupe.

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