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	<title>Archives des Reflexion &#8211; Imagerie d&#039;Avenir</title>
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	<title>Archives des Reflexion &#8211; Imagerie d&#039;Avenir</title>
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		<title>Quand la CGT soigne l’industrie du médical</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2025/07/15/quand-la-cgt-soigne-lindustrie-du-medical/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 12:18:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment la CGT a-t-elle réussi à infléchir la stratégie industrielle de Thales, c’est ce que raconte ce livre publié aux éditions le Temps des cerises. Cliquer sur le lien : Quand la CGT soigne l&#8217;industrie du médical – Imagerie d&#8217;Avenir</p>
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<h3 class="wp-block-heading">Comment la CGT a-t-elle réussi à infléchir la stratégie industrielle de Thales, c’est ce que raconte ce livre publié aux éditions le Temps des cerises.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cliquer sur le lien : <a href="https://imageriedavenir.fr/livre-axel-juin-2025/">Quand la CGT soigne l&rsquo;industrie du médical – Imagerie d&rsquo;Avenir</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Des soins sans industrie &#8230;</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2025/02/05/des-soins-sans-industrie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 13:35:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8230; Refonder le lien entre le système sanitaire et l’industrie française « Si nous ne nous occupons pas les uns des autres, aucun d’entre nous n’est en sécurité. Nous formons un tout. »Naomi Klein C&#8217;est par cette citation de Naomi Klein que s&#8217;ouvre le récit offert par ce livre :  » Des soins sans Industrie [...]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">&#8230; Refonder le lien entre le système sanitaire et l’industrie française</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Si nous ne nous occupons pas les uns des autres, aucun d’entre nous n’est en sécurité. Nous formons un tout. »<br>Naomi Klein</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est par cette citation de Naomi Klein que s&rsquo;ouvre le récit offert par ce livre :  » Des soins sans Industrie « , un ouvrage coécrit par <strong>Jean-Pierre Escafre</strong> (<em>Agrégé TEG, Docteur en Sciences économiques Paris 1 Sorbonne, Habilité à Diriger les Recherches, Maître de conférences honoraire, Université de Rennes 1</em>), <strong>Jean-Luc Malétras</strong> (<em>ancien salarié de Thales, Ancien responsable du secteur électronique à la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT. Il a été Directeur de l’Institut Syndical d&rsquo;Etudes et de Recherches Economiques et Sociales</em>) et <strong>Jean-Michel Toulouse</strong> (<em>Ancien dirigeant de grands hôpitaux publics. Il est docteur en Droit public</em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avant-Propos</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La remise en cause des politiques de redistribution et de la Sécurité sociale</strong> est, dans le contexte historique particulier de l’Europe, un enjeu de civilisation. Son extension sur le  continent européen n’est pas seulement un acquis des luttes sociales, c’est surtout la prise<br>en compte des facteurs qui ont conduit aux désastres des siècles passés, particulièrement aux deux dernières guerres qui ont signé le déclin relatif des nations européennes.<br>Ses facteurs essentiels : <strong>la concentration des richesses financières</strong> entre quelques mains d’un côté (bloquant en particulier l’investissement), <strong>l’extension de la pauvreté</strong> et de la misère de l’autre, ouvrant la voie aux <strong>extrémismes nationalistes et fascistes guerriers</strong>.<br>L’enjeu premier des politiques de redistribution et de la Sécurité sociale ne se positionne donc pas au niveau de débats autour de quelques paramètres démographiques ou de calculs de coûts.<br>Les politiques de redistribution et de <strong>Sécurité sociale</strong> sont en effet un <strong>pacte fondamental</strong> dans le contexte historique européen : sa généralisation à l’ensemble de la population est une leçon de l’Histoire. L’éradication de la misère est une garantie de la sécurité collective, qui est elle-même une condition nécessaire aux visions à long terme et au développement soutenu. <strong>Pas de sécurité collective, pas de progrès économique d’ensemble, pas de paix durable sur notre continent.</strong><br>Dans la situation actuelle, les politiques de redistribution et de Sécurité sociale ne peuvent se réaliser qu’au sein de chaque État-Nation.<br>La <strong>destruction actuelle des protections sociales en Europe</strong>, y compris en France, par les tenants des fonds financiers et par l’intermédiaire de l’Union européenne fait craindre la fissuration de la paix sur notre continent, comme en témoigne le renouveau des forces qui se réclament ouvertement du fascisme.<br><strong>Il est grand temps de réagir.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Lire</h3>



<div class="wp-block-file"><a id="wp-block-file--media-c6064846-3b58-421d-b4c6-3e0800bc9369" href="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2025/02/Des-soins-sans-industries_ebook-final.pdf"><strong>Cliquer ici</strong> Des-soins-sans-industries_ebook-final</a><a href="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2025/02/Des-soins-sans-industries_ebook-final.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-c6064846-3b58-421d-b4c6-3e0800bc9369"><strong>Télécharger</strong></a></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Innover politiquement pour financer et réussirla réindustrialisation de la France</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2022/09/08/innover-politiquement-pour-financer-et-reussirla-reindustrialisation-de-la-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 14:45:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Reflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tribune écrite par Nadine Levratto, économiste et Franck Perrin, représentant CGT au comité stratégique de filière des industries et technologies de santé (CSF-ITS) Depuis la crise sanitaire puis économique liée au Covid-19, la prise de conscience des méfaits de la désindustrialisation est générale et toute la classe politique imagine et propose des solutions pour promouvoir [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-very-light-gray-background-color has-background wp-block-paragraph">Tribune écrite par <strong>Nadine Levratto</strong>, économiste et <strong>Franck Perrin</strong>, représentant CGT au comité stratégique de filière des industries et technologies de santé (CSF-ITS)</p>



<div class="wp-block-file"><a id="wp-block-file--media-54af4681-b65a-4a91-a883-5a6be59cca5e" href="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2022/09/Tribune-CSF.pdf">Tribune Nadine Levratto et Franck Perrin</a><a href="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2022/09/Tribune-CSF.pdf" class="wp-block-file__button" download aria-describedby="wp-block-file--media-54af4681-b65a-4a91-a883-5a6be59cca5e">Télécharger</a></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis la crise sanitaire puis économique liée au Covid-19, la prise de conscience des méfaits de la désindustrialisation est générale </strong>et toute la classe politique imagine et propose des solutions pour promouvoir l’industrie en France. Cet objectif politique et macroéconomique entre en résonnance avec les stratégies des grandes entreprises qui cherchent à redéfinir leur modèle de chaine d’approvisionnement pour l’adapter aux nombreuses crises géopolitiques présentes et anticipées. Réinventer une industrie locale, souveraine, au service de la population et responsable sur le plan social et environnemental est devenu un objectif commun.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Adapter les institutions et structures en charge de la politique industrielle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des points de désaccord existent cependant sur la manière d’y parvenir.<br>Le premier concerne <strong>les institutions porteuses d’un tel projet d’avenir</strong>. Est-il en effet raisonnable de confier cette responsabilité à des acteurs qui, pendant 30 ans, ont mené des politiques de compétitivité prix adossées à du dumping social, de fermetures de sites présentées comme des recentrages stratégiques, de délocalisation pour échapper aux règles sociales et environnementales et de versement de dividendes pour répondre aux injonctions des actionnaires ? Les organisateurs et promoteurs de la financiarisation sont-ils crédibles pour mettre en œuvre les grands projets d’investissement nécessaires au redéploiement d’une industrie ? A ces deux questions, la réponse est, hélas, négative  puisque ces grands responsables d’entreprises n’ont pas pu empêcher le déclin industriel qu’ils déplorent aujourd’hui. Le second porte sur les modalités de l’action publique. Depuis la réunion de Lisbonne en mars 2000, au terme de laquelle les chefs des 15 gouvernements de l&rsquo;Union européenne décidaient de faire de l&rsquo;Europe l&rsquo;économie de la connaissance la  plus compétitive au monde, le financement de l’innovation est devenu la colonne  vertébrale de la politique industrielle, en particulier française. Des ressources privées mais  aussi (et surtout ?) publiques ont été déversées sur les start-ups en rêvant de les voir devenir Licornes. En même temps, des avantages, notamment fiscaux, colossaux ont été accordés à des multinationales auxquelles étaient déléguée la réalisation des projets d’investissements définis au plus haut sommet de l’Etat. <strong>Les conséquences de ces politiques se sont révélées fâcheuses à bien des égards : un halo du chômage en expansion, une précarisation croissante, des dommages environnementaux en partie irrémédiables,  des inégalités croissantes et … une industrie nationale en recul constant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Construire et conduire une politique industrielle suppose d’aller au-delà de l’attribution de financements aux entreprises sans contreparties clairement définies. L’élaboration d’un projet industriel d’ampleur nationale englobant des logiques de filières, d’organisation des entreprises et de localisation nécessite que l’ensemble des composantes de l’économie réfléchisse ensemble et de 2 manière collaborative pour définir les besoins prioritaires, repérer les manques de chaque filière industrielle et identifier la manière de les combler afin de solidifier le tissu de PME et ETI existant et favoriser l’émergence de nouvelles  entreprises.<br><strong>Les conseils stratégiques de filière œuvrant sous la tutelle du conseil national de l’industrie pourraient parfaitement répondre à ces attentes</strong>. Rassemblant des représentants du  patronat, des salariés, de l’Etat et, parfois quoiqu’encore trop rarement, des usagers d’une filière, ils permettent de faire valoir et de rapprocher les attentes, objectifs et intérêts des différentes composantes de grands domaines d’activité. Ils pourraient ainsi être des lieux privilégiés de démocratie définissant les choix structurels de la souveraineté nationale sur  des domaines stratégiques tels que la mobilité, la communication, la gestion des données ou encore la santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Donner aux Comités stratégiques de filière les moyens de jouer pleinement leur rôle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Leur mode de fonctionnement actuel les empêche cependant de jouer pleinement ce rôle.<br>Le premier élément en cause est la gouvernance. Présentés comme des lieux de  concertation, les CSF sont présidés par les représentants patronaux qui, de fait, décident  des choix qui prévalent dans ces instances sans que les projets retenus aient fait l’objet d’un processus de sélection démocratique. <strong>Une autre gouvernance, plus collégiale, pourrait être envisagée</strong> afin que l’ensemble des parties prenantes puissent exprimer leurs attentes et  leurs priorités mais aussi que l’intérêt collectif domine le processus de sélection. Cela permettrait de dissocier les choix du CSF des objectifs stratégiques des entreprises dont le représentant préside le CSF et de faire entrer des considérations locales et nationales relevant de la compétitivité, de l’emploi et du développement local dans la liste des critères à prendre en compte pour identifier les meilleurs projets. Un tel mode de gouvernance mérite d’être institutionnalisé et doit s’accompagner d’un contrôle parlementaire. Il doit se  faire par un contrôle en amont par la détermination des budgets alloués, ainsi qu’en aval  par la validation de l’utilisation des financements.<br>Le second est le manque de moyens. N’étant dotés d’aucun budget propre, les CSF dépendent des composantes qui disposent des moyens les plus importants, au premier  rang desquelles les organisations patronales dont l’influence sur ces instances s’en trouve renforcée. <strong>Cette dépendance financière tend à favoriser les projets portés par une ou  quelques entreprises au détriment de projets structurels collectifs issus de la coopération entre acteurs </strong>qui, faute d’un chef de file, ne disposent d’aucune solution de financement.<br>Le cas du conseil stratégique de filière industrie et technologie de la santé est  emblématique de cette situation.<br>Compétent dans les domaines de la fabrication de médicaments et de dispositifs médicaux ainsi que de la production et du stockage des données de santé, ce Comité a vocation à  initier des projets permettant à la France de disposer d’une industrie au service du système  de soins. Il a acquis une importance cruciale depuis la crise du Covid-19. En cohérence avec d’autres rapports parlementaires et académiques sur le sujet, le CSF a pris acte de l’échec de la France à faire émerger des ETI solides en dépit d’une recherche très dynamique et du soutien financier accordé à de nombreuses start-ups. Les difficultés à transformer un prototype prometteur en un produit industrialisé et vendu sont à l’origine de ce déficit de production.<strong> La solution pour y remédier consiste dans la création d’un tiers-lieu fédérateur des centres d’expertise disposant de moyens in situ de prototypage et d’industrialisation.</strong><br>Soulignons qu’elle fait consensus au sein du CSF. Le partage des savoir-faire, des  connaissances et des compétences d’une part et la coopération des acteurs de l’autre sont  au cœur du projet qui, par sa nature même, ne peut être ni incarné, ni adossé à une organisation ou entreprise particulière. La diversité des participants (Start-ups ; PME, ETI, recherche académique et technologique, utilisateurs, grandes entreprises, etc.) et celle de leurs objectifs ne peut s‘accommoder d’un mode de coordination de type marchand ou financier. Comme l’ont montré de nombreuses recherches sur le sujet, la confiance et le partage sont des liants et des facteurs de réussite de projets collectifs guidés par d’autres objectifs que la recherche d’un profit immédiat. Ces thèses trouvent confirmation dans le succès de projets coopératifs sous forme associative à la manière de Drome Biovallée ou de la mise en œuvre d’un dispositif local d’accompagnement dans les territoires ruraux. Favorisant les échanges entre les acteurs, ces projets collectifs et coopératifs fondés sur la proximité (géographique, culturelle, cognitive, etc.) constituent un cadre propice à la  production de connaissances et de valeur en plus de diminuer les coûts de développement et d’industrialisation grâce à la mise en commun de moyens. <br>Ces éléments constitutifs d’effets externes positifs sont vecteurs de gains de compétitivité des entreprises qui, par cette efficacité accrue, peuvent produire les biens nécessaires à la population de manière écologiquement et socialement responsable, tout en continuant à  se développer à l’international. Des formes sociales telles que les SCIC à but non-lucratif ou les EPIC semblent ainsi particulièrement adaptés à leur formalisation. Or, ces structures formellement éligibles aux financements publics n’en sont, de fait, qu’exceptionnellement bénéficiaires.<br>Le paradoxe est criant.<strong> Alors que le développement d’une filière souveraine est appelé de leurs vœux par tous des acteurs susceptibles d’y participer</strong> (organisations syndicales et professionnelles, gouvernement, utilisateurs, acteurs de la recherche, etc.), <strong>que le projet est soutenu par les politiques et acteurs territoriaux</strong>, qu’il est <strong>en totale cohérence avec le plan France 2030</strong> et que les dispositifs d’aide à l’industrie abondent, <strong>ce projet ne peut bénéficier d’aucun soutien financier</strong>. Cette situation est caractéristique des contradictions de la politique de réindustrialisation actuelle. D’un côté, des milliards d’euros sont distribués,  sans contrepartie, à des entreprises pour qu’elle se développent en espérant des retombées spontanées territoriales ou sectorielles dont l’évaluation est limitée. De l’autre, tout en affirmant par la loi (NOTRe et MAPTAM) la priorité des enjeux territoriaux, les collectivités locales subissent une réduction des ressources financières, encore aggravée par la suppression récente de la CVAE, leur permettant de structurer l’environnement nécessaire  au développement des entreprises.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réviser le mode de financement de la politique industrielle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a donc urgence à réviser les modalités de financement des projets portés par des groupements d’acteurs en reconnaissant l’existence de collectifs horizontalement organisés  et structurés par un chef de file qui ne soit pas une entreprise. Si une politique industrielle fondée sur les collectifs de production doit être élaborée, il est impératif que les outils et dispositifs sur lesquels elle s’appuie intègrent cette dimension. Pour ce faire, quelques  lignes directrices contribuer à la mise en place d’un cadre et des outils adaptés par les pouvoirs publics.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Clarification du fonctionnement et de la composition des CSF</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Ils doivent comprendre des représentants des organisations salariées et professionnelle, des ministères de l’économie, de la recherche et du ou des ministères concernés par la filière, d’un membre du CNI pour assurer la cohérence et la  collaboration entre les filières, et des utilisateurs de la filière,<br> Le CSF a pour mission d’écrire un contrat de filière pluriannuel remis à jours chaque année et de répartir le budget pour financer les projets définis par ce contrat de filière,<br> La présidence sera tournante et les décisions prises à la majorité,<br> Il disposera d’un budget propre de fonctionnement lui permettant d’effectuer ses travaux en autonomie,<br> Enfin il travaillera en tenant compte des différents rapports parlementaires effectués sur sa filière des travaux de France Stratégie et des travaux d’experts notamment académiques.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Financement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Une ligne budgétaire abondée par le ministère de l’économie financera chaque CSF,<br> Les financements accordés seront contrôlés en amont dans le cadre du projet de Loi de finance afin de cibler les orientations industrielles des CSF,<br> L’activité sera contrôlée a posteriori par une commission parlementaire (sénatoriale ou assemblée nationale),<br> Le financement privé de la création des projets collectifs issus des CSF sera favorisé grâce à la participation de la Caisse des dépôts et/ou Bpifrance au montage financier. L’apport de fonds propres à la structure porteuse du projet (EPIC ou SCIC) par le biais de fonds d’investissement ou de financements externes par le biais de prêts sera assorti de l’octroi de garanties permettant d’exercer un effet de levier sur les financements bancaires,<br> Des modalités de financement à des conditions avantageuses (garanties et prêts directs notamment) seront également réservées aux entreprises localisées en France participant ou utilisant ces structures collaboratives.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Critères de sélection et priorités stratégiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces projets étant structurant pour une filière et/ou un territoire, les critères qui président à leur sélection doivent dépasser la seule rentabilité financière et, par conséquent, reposer sur :<br> La contribution à la structuration de la filière,<br> La collaboration entre les acteurs de la filière et la mise en commun des moyens ou des expertises,<br> Le caractère non-lucratif du projet,<br> La contribution à la réduction de l’empreinte écologique (émissions de GES et prélèvement de ressources naturelles) de la filière,<br> L’organisation d’une économie circulaire et de recyclage,<br> Le nombre d’emplois créés en France,<br> La structuration d’un réseau de sous-traitants localisés en France,<br> Le soutien d’une collectivité locale,<br></p>



<p class="has-vivid-red-color has-very-light-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph"><strong>En mettant au premier plan de la politique industrielle des projets collectifs conduits par  des structures représentant des filières, fonctionnant sur des modalités de sélection et de la mise en œuvre des projets, la politique industrielle prendrait tout son sens. Elle aurait aussi pour conséquence d’en élargir la portée en remettant l’Etat en position d’organisateur de l’économie en partenariat avec les forces vives du pays.</strong></p>
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		<title>Un impératif: reconquérir notre souveraineté industrielle en matière de santé</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2022/04/13/un-imperatif-reconquerir-notre-souverainete-industrielle-en-matiere-de-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 08:22:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Reflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le collectif Imagerie d’Avenir et technologies de santé s’est investi dans plusieurs associations pour faire connaitre et partager notre action de reconquête de notre souveraineté industrielle en matière de santé. Notre présence au sein de l&#8217;association MAI (MAnifeste pour l’Industrie) qui agit pour la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique de développement industriel, nous a conduit à participer à [...]</p>
<p>L’article <a href="https://imageriedavenir.fr/2022/04/13/un-imperatif-reconquerir-notre-souverainete-industrielle-en-matiere-de-sante/">Un impératif: reconquérir notre souveraineté industrielle en matière de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://imageriedavenir.fr">Imagerie d&#039;Avenir</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le collectif Imagerie d’Avenir et technologies de santé s’est investi dans plusieurs associations pour faire connaitre et partager notre action de reconquête de notre souveraineté industrielle en matière de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre présence au sein de l&rsquo;association <a href="http://manifestepourlindustrie.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MAI </a>(MAnifeste pour l’Industrie) qui agit pour la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique de développement industriel, nous a conduit à participer à la rédaction de préconisations dans le cadre des élections avenir (présidentielles et législatives). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous portons à votre connaissance la partie sur laquelle notre collectif a travaillé. </p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="707" height="153" data-id="4086" src="https://i0.wp.com/imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2022/04/Manifeste-industrie.png?resize=707%2C153&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-4086" srcset="https://i0.wp.com/imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2022/04/Manifeste-industrie.png?w=707&amp;ssl=1 707w, https://i0.wp.com/imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2022/04/Manifeste-industrie.png?resize=300%2C65&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2022/04/Manifeste-industrie.png?resize=150%2C32&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2022/04/Manifeste-industrie.png?resize=450%2C97&amp;ssl=1 450w" sizes="(max-width: 707px) 100vw, 707px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le constat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des devises de la République française est l’égalité. Il s’agit de l’obligation constitutionnelle des forces politiques portées aux pouvoirs exécutifs national et locaux d’organiser leur principal outil, l’État, afin que chaque citoyen ait égal accès aux services publics, en particulier celui du système de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, le financement de la Sécurité Sociale généralisée, invention majeure du XXème siècle, repose sur une partie des richesses crées par les organisations productives, les salaires pour l’essentiel, expression de la solidarité entre les travailleurs. Cette richesse du pays est exclusivement créée par la production matérielle dans l’agriculture et l’industrie. Une partie de cette valeur ajoutée est distribuée vers les services afin de rendre plus efficace cette production matérielle et plus harmonieuse la collectivité nationale. Sans production matérielle, l’activité d’un pays se concentre alors sur les services, c’est-à-dire sur des transferts marchands de richesses matérielles créées ailleurs, sans maîtrise ni des quantités, ni des prix, ni de l’adéquation aux besoins spécifiques locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La remise en cause des politiques de redistribution et de la protection sociale est, dans le contexte historique spécifique de l’Europe, un enjeu de civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son extension sur le continent européen n’est pas seulement un acquis des années 45, c’est surtout la prise en compte des facteurs qui ont conduit aux désastres des siècles passés, particulièrement aux deux dernières guerres qui ont signé le déclin relatif des nations européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les facteurs essentiels auront été : la concentration des richesses financières entre quelques mains d’un côté (bloquant en particulier l’investissement), l’extension de la pauvreté de l’autre, ouvrant la voie aux extrémismes nationalistes et fascistes guerriers.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’analyse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu premier des politiques de redistribution et de la protection sociale ne se situe donc pas au niveau de débats débilitants autour de quelques paramètres démographiques ou de calculs de coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiques de redistribution et de protection sociale sont, en effet, un pacte fondamental dans le contexte historique européen : sa généralisation à l’ensemble de la population est une leçon de l’Histoire. L’éradication de la pauvreté est une garantie de la sécurité collective, qui est elle-même une condition nécessaire aux visions à long terme et au développement soutenu. Pas de sécurité collective, pas de progrès économique d’ensemble, pas de paix durable sur notre continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la situation actuelle, les politiques de redistribution et de protection sociale ne peuvent se réaliser qu’au sein de chaque État-Nation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les préconisations</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas du système hospitalier, du fait du dépeçage de nos industries, les matériels des dispositifs médicaux avec leurs maintenances à prix d’or sont de nos jours importés sous contrôle étranger. D’où les préconisations suivantes :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Créer rapidement une </strong><strong>filière industrielle ad hoc</strong><strong>, en liaison directe avec les personnels soignants, condition essentielle à l’adaptation concrète des dispositifs aux pratiques de soins hospitaliers et ambulatoires françaises. </strong><strong></strong></li><li><strong>Organiser et financer de manière pérenne des </strong><strong>centres d’innovation régionaux</strong><strong>. </strong><strong></strong></li><li><strong>Encourager des </strong><strong>dispositifs médicaux</strong><strong>, tout comme les ouvertures de services R&amp;D au sein même des hôpitaux. </strong><strong></strong></li><li><strong>Contrôler les produits pharmaceutiques </strong><strong>par des organismes d’État et éviter ainsi les phénomènes de corruption. </strong><strong></strong></li><li><strong>Gérer les données médicales par des structures publiques </strong><strong>avec du matériel et des logiciels français afin de garantir leur confidentialité. </strong><strong></strong></li></ol>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela ne sera réalisable qu’avec la mobilisation vigoureuse des forces endogènes industrielles et hospitalières du pays. La condition est de de démocratiser en profondeur notre système de santé, en le liant organiquement aux responsables politiques municipales, en responsabilisant les Conseils d’Administration des établissements dotés des pouvoirs d’orientation et de gestion, et ce, en développant l’implication des personnels et de leurs représentants syndicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en découle qu’il conviendra de :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>supprimer les ARS </strong>remplacées par des <strong>chambres décisionnelles en santé publique </strong>dotées d’une administration ad hoc</li><li><strong>supprimer la T2A</strong>, tarification dont le but réel est d’étouffer les hôpitaux publics afin de créer un marché aux établissements privés à but lucratif aujourd’hui tous détenus par des capitaux américains. Le nouveau financement devra passer par des <strong>négociations pluriannuelles </strong>sur la base de quatre budgets hospitaliers spécifiques : activités de soins et activités médico-techniques, activités logistiques, activités administratives et des systèmes d’information</li><li>stopper le projet Health Data Hub et <strong>fonder une stratégie industrielle reposant sur les forces nationales </strong>pour construire un nouvel écosystème numérique pour nos hôpitaux et nos territoires de santé</li><li><strong>démocratiser la Sécurité Sociale </strong>en profondeur. Elle n’appartient pas à l’État, mais aux cotisants. Leurs représentants au niveau départemental puis national devront être élus au suffrage universel. Les cotisations seront, dans chaque organisation productive, fondées sur tous les revenus sans exception, y compris les dividendes distribués. Les prestations de la Sécurité Sociale devront être généralisées, celles des assureurs mutualistes intégrées progressivement 37 avec leurs personnels. Il appartiendra aux chambres nationales de définir la politique de santé publique exécutable par le gouvernement.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propositions concrètes :</strong></p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Refonder le </strong><strong>lien entre le système sanitaire et l’industrie française </strong><strong>avec la création d’une ossature industrielle et de services. </strong><strong></strong></li><li><strong>Agir simultanément sur </strong><strong>trois piliers</strong><strong>, en faveur : d’une réorganisation globale du pilotage stratégique de la santé publique, d’une démocratisation profonde du système sanitaire y compris de l’hôpital public, et de la création d’une véritable filière industrielle dédiée à la santé. </strong><strong></strong></li></ol>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois piliers fondateurs doivent être au cœur de la refondation du lien entre le système sanitaire et l’industrie française. Ces propositions de base nécessitent d’être enrichies, modifiées, par de véritables négociations impliquant les professionnels de santé et leurs représentants syndicaux (de salariés et professionnels), les associations de patients ceci dans une relation intelligente avec les représentants politiques dans les communes, régions et au plan national. Cette dynamique nécessitera de permettre à chacun (notamment pour les syndicats des salariés et associations de disposer des moyens et du temps pour s’investir pleinement dans cette co-élaboration.</p>



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		<title>Quel est le point commun entre un militaire et un handicapé ?</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2021/10/19/quelle-est-le-point-commun-entre-un-militaire-et-un-handicape/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 13:53:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Reflexion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel que soit le milieu ou le type d’armée considérée (air/terre/mer) le militaire au combat est confronté à des situations handicapantes&#160;: Le pilote de chasse est «&#160;paralysé&#160;» par les variations de pression lié aux G[1], et risque à tout moment de s’évanouir, le chef de char enfermé dans son engin blindé est «&#160;aveugle&#160;et sourd », [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Quel que soit le milieu ou le type d’armée considérée (air/terre/mer) le militaire au combat est confronté à des situations handicapantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Le pilote de chasse est «&nbsp;paralysé&nbsp;» par les variations de pression lié aux G<a href="#_ftn1">[1]</a>, et risque à tout moment de s’évanouir,</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>le chef de char enfermé dans son engin blindé est «&nbsp;aveugle&nbsp;et sourd »,</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>le fantassin de base malgré son barda de 35 kg, son fusil de précision de 8 kg, … est contraint de devoir se mouvoir prestement et d’agir,</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>le chef de section est débordé pour un volume énorme d’informations, hétérogènes, avec des ordres parfois contradictoires ou peu explicites, dans un environnement souvent très bruyant, et doit malgré tout remplir sa (ou ses) mission tant en préservant la vie de ses hommes …</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, dans la situation militaire réelle, nous sommes très loin du slogan «&nbsp;du combattant augmenté&nbsp;»&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Armer les militaires est une chose, permettre leur réelle efficacité au combat en est une autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette gageure a conduit l’industrie militaire à mobiliser beaucoup d’ingéniosité. Ce travail a permis (et permet) de détenir un portefeuille technologique considérable d’un apport insoupçonné dans le domaine de la santé en général et dans celui du handicap en particulier.</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td><strong><em>Pourquoi 1990&nbsp;?</em></strong> <em>Les années 1989/1993 se traduisent par un revirement considérable&nbsp;lié principalement à la disparition du Pacte de Varsovie (1991) et aux coûts économiques insupportables engendrés par la course aux armements.</em> <em>Suite aux accords de désarmement, à la diminution générale des budgets militaires et à la forte baisse des exportations (- 35% en 1990, &#8211; 25% en 1991 …), on assiste à une multiplication des licenciements dans l’industries d’armements (le rapport du Commissariat général du Plan &#8211; 1993- prévoyait 42 000 suppressions dans le cas de «&nbsp;scénario favorable&nbsp;»).</em> <em>Claude Serfati &#8211; Laurent Carroué &#8211; Rapport Dollé 1994 &#8211; </em><br><a href="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Grp_Th_Rapport_Etude_Mars-1994.pdf" data-type="URL" data-id="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Grp_Th_Rapport_Etude_Mars-1994.pdf">https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Grp_Th_Rapport_Etude_Mars-1994.pdf</a></td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La CGT de Thomson CSF (devenu Thales) agit depuis les années 90 pour la diffusion du portefeuille technologique du groupe pour développer la filière industrie de santé. Cette quête nous a conduit d’abord (nous sommes en 1991) à la réalisation d’un concours pour la diversification militaire/civil<a href="#_ftn2">[2]</a>. Celui-ci a permis d’identifier un grand nombre d’idées et de projets dans un grands nombres de domaines&nbsp;lié au handicap :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; réalisation d’une dent électronique pour mal entendant,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; dictionnaire électronique en LSF (Langue des Signes Française),</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; dispositif autonome d’aide à la circulation,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; livre portable pour aveugles,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; canne blanche sans contact,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; appel de détresse et localisation,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; carte à puce santé,</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; …</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette période a été riche en enseignements. Nous avons pu mesurer par exemple l’importance de l’implication des associations d’handicapés dans l’élaboration et la validation des produits. Le projet de la canne blanche sans contact en est une bonne illustration. Techniquement les ingénieurs étaient en capacité de la développer, mais, pour les associations des non-voyants, cette belle invention était une fausse «&nbsp;bonne idée&nbsp;». Elle enlevait la maitrise d’un sens primordial. On a eu ici la preuve de l’intérêt d’avoir impliquer les associations dans la prise de décision. Cette situation s’est répétée permettant ainsi de remettre «&nbsp;l&rsquo;<strong>ouvrage</strong>&nbsp;sur le&nbsp;<strong>métier&nbsp;» </strong>(non sans frustration et tension pour apaiser les égos).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons pu également vérifier la grande créativité du personnel dont l’organisation du concours leurs avaient ouvert la porte d’une liberté : celle de pouvoir pousser sans limite leur créativité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle nous enseigne aussi que sans la vigilance et le soutien du personnel et des citoyens, ces belles aventures ont une vie éphémère.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td>Structures mises en place&nbsp;: Suite aux conflits sociaux liés à l’annonce de licenciement, et l’exigence de plus de civile, la Direction Générale met en place (1990) une Task Force &#8211; Domaines Nouveaux. Un appel à idée est lancé, mais circonscrit, au Collège Scientifique et Technique et aux responsables d’unités. En quelques mois, 400 idées de diversifications sont rassemblées. En 1992, la Task Force devient Direction des Domaines Nouveaux. Elle est chargée de prendre le relais et aider à la réalisation des projets dans les établissements du groupe. Un réseau de correspondants Domaines Nouveaux est mis en place sur une grande partie des unités du groupe. En parallèle une négociation entre Thomson CSF et l’AGEFIPH* conduit à la mise en place de Cap-Handi. Son but était de développer des produits ou des systèmes destinés à faciliter l’insertion des personnes handicapées dans le monde du travail.<br><a href="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Programme-Cap-Handi-.pdf" data-type="URL" data-id="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Programme-Cap-Handi-.pdf">https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Programme-Cap-Handi-.pdf</a>&nbsp; <br><em>* Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées</em></td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les structures mises en place ont été progressivement abandonnées par les directions successives de Thales. L’action de la CGT Thales est entrée en «&nbsp;hibernation&nbsp;» faute de bras et de motivation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tentative de la vente de l&rsquo;activité autour de la radiologie Thales/Trixell, dernière société du médical dans Thales, en 2012, a réanimé la flamme. Le COVID fin 2019 l’a décuplée, montrant en passant la situation de l’industrie de santé française dans toute sa maigreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux évènements ont fortement participé à réactiver l’action de la CGT Thales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps n’a pas amoindri les potentialités de diversification, bien au contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’électronique et l’informatique sont devenu le socle de toute avancée dans le domaine de la santé et du handicap, ne serait-il pas opportun de réactiver &#8211; en l’améliorant &#8211; des dispositifs du type Cap-HANDI qui avait permis d’amorcer une refondation du lien entre le système sanitaire et l’industrie française&nbsp;?</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-very-light-gray-background-color has-very-light-gray-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:16px"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Les facteurs de charge (G), agissent sur la circulation du sang dans le corps, le pilote peut perdre momentanément la vue, voire perdre connaissance. Les gestes sont douloureux, tous les équipements pilotage, tir, … sont une épreuve fastidieuse et à haut risque pour le pilote.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:16px"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Suite aux mouvements sociaux dont une manifestation devant Matignon à l’appel de la CGT, la Direction Générale annonce la création d’un nouveau domaine d’activité nommé&nbsp;: Domaines Nouveaux. <meta charset="utf-8">Cette dernière lance un appel à idées limité au Collège Scientifique et Technique et aux Directions d’Unités du groupe. Une «&nbsp;Task Force Domaines Nouveaux&nbsp;» est mise en place. <meta charset="utf-8">La CGT, qui souhaitait un concours à idées ouvert à tout le personnel, soutient néanmoins l’initiative. Rapport Dollé &#8211; p 25  <a href="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Grp_Th_Rapport_Etude_Mars-1994.pdf" data-type="URL" data-id="https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Grp_Th_Rapport_Etude_Mars-1994.pdf">https://imageriedavenir.fr/wp-content/uploads/2021/10/Grp_Th_Rapport_Etude_Mars-1994.pdf</a></p>
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		<title>Une interpellation de l’État Actionnaire ! Rendez-vous au ministère de la Défense et au ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2016/03/10/une-interpellation-de-letat-actionnaire-rendez-vous-au-ministere-de-la-defense-et-au-ministere-de-leconomie-de-lindustrie-et-de-lemploi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2016 10:12:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En effet le Ministère de l’Economie a engagé dans le cadre de la «Nouvelle France Industrielle» avec&#160; le Conseil Stratégique de Filière des Industries de Santé, une large opération de structuration et de développement des technologies de la santé&#160; (dispositifs médicaux, données de santé, médecine du futur). Cette stratégie « doit permettre de construire la [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En effet le Ministère de l’Economie a engagé dans le cadre de la «Nouvelle France Industrielle» avec&nbsp; le Conseil Stratégique de Filière des Industries de Santé, une large opération de structuration et de développement des technologies de la santé&nbsp; (dispositifs médicaux, données de santé, médecine du futur). Cette stratégie « doit permettre de construire la carte de France productive des années 2020, au service d’une politique industrielle ambitieuse et rénovée. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la rencontre, la CGT a porté l’idée, défendue depuis 2012, que Thales pourrait être un élément fédérateur dans le secteur médical industriel. En effet Thales dispose de nombreux atouts pour jouer ce rôle. Le groupe possède des capacités de financement importantes, des salariés qualifiés et innovateurs, des sociétés leaders sur le marché de l’imagerie ainsi que des technologies développées pour le militaire et la sécurité applicables à la révolution numérique qui se prépare dans le domaine du médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’économie s’est engagé à questionner le Conseil d’Administration de Thales sur son positionnement dans le domaine du médical et à intégrer Thales dans le CSF santé. Le ministère a proposé une nouvelle rencontre à l’issue de ses échanges avec la direction du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A suivre…</p>
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		<item>
		<title>Destruction de la branche radiologie du groupe Thales, la lettre aux ministres</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2016/03/10/destruction-de-la-branche-radiologie-du-groupe-thales-la-lettre-aux-mi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2016 08:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[Reflexion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mesdames, Monsieur, En juillet 2012, la Coordination CGT Thales a rencontré le cabinet du Ministère du Redressement Productif, pour faire part de son inquiétude sur les risques de destruction d’une activité industrielle unique en France suite à la décision de vendre la branche radiologie médicale de Thales. Cette action a contribué à empêcher un nouveau [...]</p>
<p>L’article <a href="https://imageriedavenir.fr/2016/03/10/destruction-de-la-branche-radiologie-du-groupe-thales-la-lettre-aux-mi/">Destruction de la branche radiologie du groupe Thales, la lettre aux ministres</a> est apparu en premier sur <a href="https://imageriedavenir.fr">Imagerie d&#039;Avenir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Mesdames, Monsieur,</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2012, la Coordination CGT Thales a rencontré le cabinet du Ministère du Redressement Productif, pour faire part de son inquiétude sur les risques de destruction d’une activité industrielle unique en France suite à la décision de vendre la branche radiologie médicale de Thales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette action a contribué à empêcher un nouveau gâchis puisqu&rsquo;il faut rappeler que la vente en 1988 de la Compagnie Générale de Radiologie par Thomson-CSF à General Electric a permis à cette dernière de prendre pied en Europe, de devenir leader mondial et a, dans le même temps, profondément affaibli l&rsquo;activité industrielle d&rsquo;imagerie médicale française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, aujourd&rsquo;hui, les détecteurs Thales constituent une large part des sous-systèmes intégrés aux équipements de radiologie vendus dans le monde. Un examen sur deux utilise un détecteur Thales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi, la CGT porte un nouveau projet de développement d&rsquo;une industrie d&rsquo;imagerie médicale, particulièrement stratégique car en mesure de répondre aux besoins de santé actuels et à venir des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’heure où tous les grands acteurs de la filière électronique mondiaux&nbsp;: Sony, Samsung, General Electric, Philips, Siemens, s’engagent activement et investissent des fonds importants sur le marché du médical, dont la croissance est estimée entre 5% et 10% par an, le déploiement des activités médicales en France, avec Thales comme acteur industriel majeur, représenterait un élément fort de compétitivité tout en permettant une meilleure maîtrise des dépenses de santé en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela contribuerait de plus, pour l&rsquo;entreprise, à la compensation de la baisse des budgets de défense en redonnant une vitalité à d&rsquo;autres secteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la CGT, la mise en place d’une filière cohérente, maîtrisée par les pouvoirs publics, et incluant recherche publique, recherche privée, monde hospitalier et industrie, conduirait à utiliser de l&rsquo;argent public pour créer non seulement des outils performants au service de la santé, mais aussi, de l&#8217;emploi alimentant les cotisations sociales et créant ainsi un cercle vertueux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des problématiques liées au développement de la télémédecine et à la sécurisation des données se posent déjà. L&rsquo;utilisation croissante des images numériques, le développement des besoins en imagerie 3D, la nécessité de réduire les doses irradiantes tout en améliorant la qualité des images, exigent la maîtrise des techniques de traitement et d&rsquo;analyse automatique et rapide des images.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des systèmes de détection, de nouvelles technologies émergent pour la réalisation d&rsquo;équipements d&rsquo;analyse complets, compacts et portables, pour répondre à la demande de proximité. Rappelons par exemple, l&rsquo;importance de la neuroradiologie pour le traitement urgent des AVC. La France se situe au 28<sup>ème</sup> rang en matière de système de communication et d&rsquo;archivage des images. Par ailleurs l’équipement de la France en outils modernes de diagnostic, notamment IRM et TEP, accuse un retard certain par rapport à d’autres pays européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position actuelle de Thales comme leader dans le domaine des détecteurs est le fruit d&rsquo;un important effort de R&amp;D poursuivi dans la durée avec le tissu scientifique de la région Grenobloise en particulier. Cet effort ne doit pas s&rsquo;affaiblir, au contraire, les innovations attendues pour la radiothérapie et les autres types d&rsquo;imageries médicales demandent plus de coopération avec les établissements de recherche, qu&rsquo;ils soient CNRS, INSERM ou CEA. Enfin, la restauration d&rsquo;une filière française d&rsquo;imagerie médicale structurante permettrait d&rsquo;assurer un réel développement pérenne aux quelques PME innovantes présentes sur ce marché (par exemple, Mauno Kea ou 3D EOS Imaging).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fédérations CGT de la Métallurgie, de la Santé et de l&rsquo;Action Sociale, ainsi que le Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique ont entamé une réflexion commune pour porter ce projet ambitieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu, la CGT ne peut seule proposer des solutions qui doivent s&rsquo;appuyer sur les études prospectives réalisées au niveau national et qui nécessitent une attitude volontariste des décideurs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la CGT, avec ses différentes fédérations et syndicats impliqués, cette filière représente :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>un potentiel de création d’emplois nouveaux important,</li><li>une occasion pour les professionnels de la santé de disposer d’outils de travail mieux adapté à leurs besoins,</li><li>une possibilité de répondre à des besoins sociaux fondamentaux,</li><li>un facteur d’économie et d’amélioration des dépenses de santé.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Notre demande d’entrevue avec des représentants des ministères du Redressement Productif, de la Santé et de la Recherche a pour objet de demander l’organisation d&rsquo;une table ronde nationale avec l&rsquo;ensemble des acteurs pour définir un projet de mise en place d’une filière industrielle et technique de l’imagerie médicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Veuillez agréer, Mesdames, Monsieur, l’expression de nos sincères salutations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lettre envoyée par :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Syndicat CGT THALES</strong></li><li>Fédération de la Santé et de l’Action Sociale CGT</li><li>Fédération de la Recherche SNTRS CGT</li></ul>
<p>L’article <a href="https://imageriedavenir.fr/2016/03/10/destruction-de-la-branche-radiologie-du-groupe-thales-la-lettre-aux-mi/">Destruction de la branche radiologie du groupe Thales, la lettre aux ministres</a> est apparu en premier sur <a href="https://imageriedavenir.fr">Imagerie d&#039;Avenir</a>.</p>
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		<title>Un grand programme français  des technologies de la santé</title>
		<link>https://imageriedavenir.fr/2015/09/10/un-grand-programme-francais-des-technologies-de-la-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2015 09:54:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Filière]]></category>
		<category><![CDATA[Reflexion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce centre d’innovation technologique se situerait entre les industries de la filière et les organismes de recherche. Ce serait donc un modèle ternaire. Rien de bien révolutionnaire&#160;: nous proposons simplement de remettre en place un dispositif qui existait dans les années 1960 et qui a été à la base de brillants résultats notamment dans le [...]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce centre d’innovation technologique se situerait entre les industries de la filière et les organismes de recherche. Ce serait donc un modèle ternaire. Rien de bien révolutionnaire&nbsp;: nous proposons simplement de remettre en place un dispositif qui existait dans les années 1960 et qui a été à la base de brillants résultats notamment dans le ferroviaire, l’aéronautique, le spatial ou l’énergie. Le modèle des centres techniques mis en place de longue date par les branches industrielles pourrait être exploité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des lieux de ce type existent dans d’autres pays, adaptés aux cultures économiques nationales. On les appelle Fraunhoffer en Allemagne dont le modèle a été adopté récemment en Grande Bretagne, TNO aux Pays Bas, Ecoles Polytechniques Fédérales en Suisse dont les plus connues sont celles de Lausanne et de Zurich, VTT en Finlande,&nbsp; National Network for Manufacturing Innovation (NNMI) aux USA&#8230;<br>La structure Minatec pour la microélectronique à Grenoble se rapproche de ces modèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, ce qui est mis en place dans le cadre de la French Tech représente une couche de plus dans le mille-feuilles des dispositifs de transfert de technologie. Les “Medtech cities” ressemblent une fois de plus à une coquille vide, qui va mettre en relation les technocrates des ministères, les décideurs en région, les investisseurs publics et privés, les “affairistes”&nbsp; (marketing et communication, business développement, juristes&#8230;) qui se nourrissent de la manne publique et disparaissent lorsqu’il n’y a plus rien à croquer!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la feuille de route santé comme dans les autres filières sélectionnées pour leur potentiel, la priorité est donnée à l’accélération des start-up. Leur donner un cadre concret pour accéder aux outils de gamme industrielle dans une infrastructure spécifique où toutes les compétences de la recherche et des entreprises peuvent être réunies sur des programmes structurés et de long terme nous semble fondamental. Notre projet, c’est la réalisation concrète d’un centre technologique&nbsp; dédié à la fabrication de prototypes et non le regroupement d’entreprises pour utiliser au mieux les subventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle structure serait à la fois un lieu d’expertise scientifique et technologique et un centre de prototypage. Ingénieurs et techniciens sont chargés de concevoir les nouveaux produits, d’optimiser les procédés technologiques nécessaires pour les réaliser et de les tester. En amont “ils questionnent” les chercheurs et en aval sous traitent aux PME la production “des premières séries”. Ce centre doit donc regrouper les moyens techniques high tech que les petites entreprises ne peuvent&nbsp; acquérir et dans lesquels les grandes entreprises ne veulent pas investir pour créer des lignes pilotes, interfaces indispensables entre la recherche et la production.&nbsp; Les 20 milliards de crédit impôt recherche pourraient être transformés en partie en fonds d’aide à la création de plusieurs&nbsp; structures mutualisées, dédiées aux développement des filières d’avenir dont celle de la santé. Leur statut juridique devrait relever du droit privé sans but lucratif afin de mettre tous les acteurs sur un pied d’égalité et rendre la relation interne plus coopérative. Les budgets de fonctionnement se répartiraient en trois tiers : un tiers public, un tiers comme réponse à des contrats publics de recherche développement, un tiers provenant de contrats industriels. La Propriété industrielle appartiendrait à l’entreprise ou l’organisme qui pose le problème. Pour tout prototype conçu par le centre d’innovation lui-même, la propriété intellectuelle resterait propriété du centre en attendant un industriel désirant l’exploiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le personnel, deux statuts pourraient cohabiter : permanents du centre et contractuels qui après quelques années repartiraient dans leur entreprise ou leur laboratoire d’origine en faisant valoir la plus-value acquise lors de ce travail collaboratif. Le recrutement de docteurs au plus près de leur thèse serait favorisé et permettrait d’irriguer le réseau des PME par ces salariés de haut niveau, aujourd’hui fortement précarisés. Ce centre serait aussi un centre de formation du secteur industriel concerné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, nos propositions rencontrent bien celles qui sont exprimées dans la feuille de route des technologies de la santé mais nous demandons du concret sur du long terme. Nous ne voulons pas financer des start-up pour mieux les vendre ou pour les voir s’établir à l’étranger parce que l’environnement technologique sera meilleur. Il n’est pas forcément nécessaire non plus de multiplier les start-up comme l’injonction en est faite aux chercheurs. La plupart des chercheurs n’ont pas la fibre entrepreunariale mais ils peuvent contribuer activement au développement de nouvelles technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne soyons pas naïf, tous les rapports qui ont préconisé l’évolution actuelle du soutien à l’innovation pour la compétitivité des entreprises françaises (rapport Gallois par exemple) précisent que le modèle qui a donné naissance à notre industrie aéronautique, spatiale ou nucléaire est complètement dépassé parce le donneur d’ordre était l’Etat et du fait de la mondialisation. Pourtant, sans négliger les coopérations à l’échelle européenne voire mondiale, dans le cas des technologies de la santé, l’urgence est de renforcer la position française en mobilisant, en premier lieu, les forces endogènes de notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et Thales, dans tout cela ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création d’un centre de développement technologique doit permettre la mutualisation des moyens humains et matériels. Ce serait la possibilité pour le groupe de transformer de nouveaux concepts ou des résultats d’étude, souvent obtenus dans le cadre de contrat de recherche partenariaux, en véritables prototypes&nbsp; prêts à alimenter les systèmes développés dans les divisions. Au lieu de sous-traiter cette étape à des laboratoires académiques dont les objectifs ne sont pas ceux de l’entreprise, à de multiples sous-traitants ce qui augmente le temps de réalisation et les problèmes, ou dans le meilleur des cas, à des Instituts étrangers (allemand, suisse, finlandais&#8230;) qui eux sont structurés pour&nbsp; répondre à ce type de demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thales pourrait soutenir et bénéficier de ces nouveaux centres en France. C’est vrai dans le domaine des activités de santé mais aussi pour d’autres. L’exploitation des brevets, le transfert de savoirs et d’innovations du domaine militaire vers des activités civiles seraient concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous l’avons dit maintes fois, Thales recèle des compétences clés pour les technologies de la santé. Même dans le cadre limité des propositions de la feuille de route, le groupe possède des atouts qui doivent être exploités. Un exemple : nous proposons depuis plus de deux ans la mise en place d’un plan “Pass Compétence” propre à la filière du médical, et, pour ce faire, le lancement d’une mission d’évaluation des besoins en ressources humaines de la filière. Ce type de dispositif est souvent cité dans les rapports émanant des ministères. Thales et le Géris, qui en est le concepteur, ont un rôle majeur à jouer dans ce domaine.</p>
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		<title>Plan industriel :  Constat partagé, solutions discutables</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Imagerie d'Avenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2015 09:51:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Filière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous retrouvons une grande convergence de vue entre l’analyse de la CGT et la feuille de route du CSF. Ce document reconnaît la difficulté à transformer les résultats d’une recherche technologique pourtant innovante et assez structurée dans le domaine de la santé.Il reconnait également le handicap que représente l’absence d’un grand groupe français dans les [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Nous retrouvons une grande convergence de vue entre l’analyse de la CGT et la feuille de route du CSF. Ce document reconnaît la difficulté à transformer les résultats d’une recherche technologique pourtant innovante et assez structurée dans le domaine de la santé.<br>Il reconnait également le handicap que représente l’absence d’un grand groupe français dans les Technologies de la Santé, handicap en termes de compétences économiques et en particulier pour l’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, il n’existe pas en France de centres technologiques d’importance dédiés à la réalisation des prototypes nécessaires pour valider les concepts et les démonstrateurs de premier niveau, souvent réalisés dans le cadre de projets financés à court terme.&nbsp; Les rares centres de recherche restant de grandes entreprises qui sont en principe chargées d’évaluer le potentiel des résultats de recherche interne ou obtenus dans des projets partenariaux, de retenir et de développer les plus intéressants ont pratiquement tous perdu cette capacité faute de moyens matériels et humains. C’est le cas de Thales où tout développement doit être externalisé dans la phase où l’investissement devient conséquent et les résultats pas encore rentables. Il existe bien des plates-formes technologiques (réseau Renatech du CNRS), des laboratoires labellisés “Carnot” pour leur interaction avec les industriels mais ces structures demeurent essentiellement focalisées sur la recherche fondamentale.<br>De nouveaux dispositifs ont vu le jour ces dernières années, en particulier les SATT (Société d’Accélération de Transfert Technologique) mais elles sont surtout tournées vers la valorisation rapide de brevets. Les pôles de compétitivité, les IRT (Instituts de Recherche Technologique) qui regroupent chercheurs et industriels autour d’une thématique ont été conçus de manière à sortir des règles communes du service public, tant en termes de comptabilité que de statut des personnels. Les pôles constituent le plus souvent un réseau d’entreprises dont le principal objectif est de tirer le meilleur parti des subventions publiques. Critiqués, y compris par une partie du patronat, leur autonomie juridique rend tout contrôle réellement difficile et leur efficacité aléatoire pour la collectivité.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Une divergence majeure</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les propositions de la feuille de route des technologies de la santé ne dérogent pas à ce système. Il s’agit essentiellement de mesures financières ! Fédérer les start-up, les PME et les grandes entreprises au sein d’une Alliance, dans des lieux appelés “Medtech Cities” pour mieux bénéficier des financements publics via le Plan d’Investissement d’Avenir. La rencontre entre ces entreprises et la recherche publique est certes un point positif mais les formes de coopération restent les projets à court terme. C’était déjà l’objectif des pôles de compétitivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, on rajoute une feuille au mille-feuilles existant du système d’innovation français mais aucun axe stratégique industriel important ne se dégage. Aucune véritable stratégie d’aboutissement à la création de sociétés pérennes, PME innovantes et à haute valeur ajoutée, ETI, voire nouveau groupe, à l’exemple de celles créées dans les années 1970. Apporter des fonds aux start-up pour leur croissance n’empêchera pas le départ de leurs compétences à l’étranger si elles n’ont d’autres perspectives que de se faire racheter par les grands groupes du secteur, trop heureux de bénéficier des développements financés en France. On sait aussi que ces derniers n’hésitent pas à les tuer si elles représentent une menace concurrentielle. Les exemples ne manquent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux à venir impliquent persévérance, compétences de haut niveau et moyens expérimentaux lourds, ce qui signifie continuité et qualité de l’effort consenti dans la durée, depuis la formation en passant par la recherche fondamentale jusqu’au développement industriel. Les moyens ne doivent pas dépendre des multiples guichets (ANR, PIA, FUI&#8230;) dont le mode d’attribution reste le projet à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sur l’économie du pays sont tels qu’ils devraient inciter à retrouver la voie des grands programmes mobilisateurs. S’il faut inventer de nouvelles structures, alors pourquoi pas se rapprocher du modèle allemand et de ses centres Fraunhofer qui mutualisent les moyens techniques et les compétences humaines et permettent aux entreprises d’effectuer leurs phases de développement dans un cadre adapté&nbsp;? Certes les entreprises paient ces services qui leur assureront la compétitivité technique, alors qu’en France, elles veulent être payées pour faire du développement, la compétitivité étant alors comprise comme une diminution de leurs coûts !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui a bien marché et continue à marcher en France, ce sont les entreprises nées en s’appuyant sur des centres de recherche du type CNES etc. En un mot : le système d’innovation créé sous la présidence du général De Gaulle a parfaitement fonctionné parce qu’il correspondait à notre culture et parce qu’il a su mobiliser les forces endogènes de notre pays. Oui, il faut rassembler en un même “lieu” tous les acteurs associés aux thématiques de la santé, non pas pour pondre du projet “alimentaire” mais pour travailler ensemble au déploiement de la filière. L’idée d’une Alliance et de clusters à proximité soit des centres de recherche soit des entreprises du secteur n’est pas forcément à rejeter. C’est l’objectif final et les moyens mis en œuvre qui ne correspondent pas à l’ampleur des enjeux.</p>
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