Où en est-on aujourd’hui ?

Voilà maintenant plus d’un an que la CGT de Thales mène l’action autour de la construction d’une filière française d’imagerie médicale avec le groupe Thales comme acteur fédérateur.

L’objectif est, d’une part d’assurer la pérennité de l’activité de Moirans (TED-XRIS et Trixell), par la garantie que de nouveaux produits y seront développés et d’autre part, d’envisager l’exploitation des richesses technologiques utilisées dans les grands domaines actuels d’activités du groupe pour des applications médicales.

Des discussions ont été engagées avec des professionnels de la santé (radiologues, responsables de CHU, urgentistes), la direction de l’innovation du ministère de la recherche et l’Alliance pour les Sciences de la vie et de la santé, des chercheurs, des élus… Le projet a reçu un bon accueil parce qu’il correspond à une vraie attente. Il s’intègre tout à fait dans les orientations du Conseil Stratégique des Industries de Santé (CSIS) qui s’est tenu en juillet 2013, établissant la filière des industries de santé comme une filière d’avenir.

L’imagerie joue maintenant un rôle essentiel dans pratiquement toutes les opérations cliniques, dépistage précoce, aide au diagnostic, suivi thérapeutique et guidage d’actes chirurgicaux. C’est aussi une technologie clé de l’évolution de la médecine personnalisée, constituant un enjeu fort pour l’optimisation des dépenses publiques de santé. Dans le domaine de la radiologie X, se développent des systèmes portables utilisables lorsqu’il est difficile de transporter les patients (accidents, catastrophes, combats…) ainsi que des systèmes multisources pour la tomosynthèse. Toutes les images doivent être archivées et accessibles, impliquant la mise en place de systèmes de partage, les PACS (Picture Archiving and Communication System) ainsi que les interfaces d’accès. Se posent alors les questions de la sécurisation des données et de la compatibilité des systèmes mis en place dans les hôpitaux et cliniques.

Si la recherche française s’est récemment bien structurée dans le domaine, il n’en va pas de même pour l’industrie, le niveau de transfert des technologies développées dans les laboratoires français n’est pas à la hauteur des enjeux. Ce sont essentiellement des TPE / PME (très petites et moyennes entreprises), et quelques ETI (entreprises de taille intermédiaire), environ 200, qui portent l’activité, dispersées et fragiles. La création d’un réseau national a été recommandée par le CSIS, nous pensons qu’un grand groupe comme Thales peut y jouer un rôle.

Lors de sa visite sur le site de Moirans le 27 septembre 2013, Jean-Bernard Lévy, accompagné de la Ministre de la recherche, Geneviève Fioraso, s’engageait à soutenir l’activité du site et déclarait qu’une diversification dans les activités à forte valeur technologique du marché de la santé pouvait faire sens par l’exploitation des technologies militaires dans des applications civiles. Cette réponse traduisait également une volonté de promouvoir la coopération des équipes.

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