Rompre un « pacte de stabilité » de quinze ans entre trois partenaires, quelles conséquences ?

 

Confiance

 

La réussite de l’activité médicale de Thales repose aussi sur la confiance entre les trois partenaires de la joint-venture dont Trixell est le fruit.

(voir article ci-dessous) Thales, qui détient 51% du capital aux côtés de Philips Medical Systems et Siemens Medical Systems qui en détiennent chacun 24,5%, n’est pas l’un de leurs concurrents. En effet, Philips et Siemens sont équipementiers dans la radiologie et sont d’ailleurs concurrents, tandis que Thales leur fournit des sous-systèmes : les détecteurs conventionnels ou numériques via TED XRIS et Trixell ainsi que le traitement clinique des images via CMT, petite entreprise israélienne spécialiste du traitement de l’image acquise par Thales dans le but de constituer une offre complète. De ce fait, la joint-venture perdure quinze ans après sa création. Un record de longévité pour ce type d’alliance. L’annonce d’un désengagement de Thales – même si le groupe prétend avoir changé d’avis depuis – est venue brusquement rompre le « pacte de stabilité » liant les trois européens. L’incertitude que ce projet a introduit risque d’ailleurs de peser négativement sur l’ensemble des clients, actuels ou potentiels, le type de matériel dont il est ici question appelant une relation client-fournisseur pour une bonne dizaine d’années.


La branche imagerie médicale de Thales
Rattachée à Thales Electron Devices (TED) qui regroupe aussi les activités d’hyperfréquences spatiales, militaires et industrielles de RFMS, la branche imagerie médicale du groupe comprend plusieurs sociétés :

 

TED XRIS,

dont Thales  détient 100% du capital emploie 300 salariés et déploie une activité essentiellement tournée vers le conventionnel ainsi qu’une activité numérique en synergie avec Trixell et CMT ;

Trixell,

fruit d’une joint-venture impliquant Thales  (51% du capital), Philips et Siemens détenant chacun 24,5% du capital. L’entreprise emploie 470 salariés  et développe une activité dans le numérique. Le pacte d’actionnaires lui interdit de vendre ses détecteurs à d’autres clients que les trois partenaires eux-mêmes ;

Stet,

dont Thales  détient 51% du capital est basée à Shanghai, en Chine, où elle réalise des produits conventionnels pour le marché chinois, XRIS fournissant une partie des éléments nécessaires à sa production ;

CMT,

dont Thales  est seul actionnaire, est implantée en Israël et emploie 120 salariés. Le principal client de son activité numérique (en synergie avec XRIS) est Toshiba Medical Systems ;

Enfin DPIX,

installée à Colorado Springs (USA), allie Thales  (20% du capital), Philips (20%), Siemens (20%), Varian (40%) et emploie 250 salariés.

 

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